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Anthony Bourbon, fondateur de Feeds : "Je rêve d'une révolution"

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Anthony Bourbon, fondateur de Feeds :  'Je rêve d'une révolution'

Il fait partie de ces entrepreneurs au destin improbable ! Après la rue à 16 ans, des échecs en cascade, Anthony Bourbon, fondateur de Feed et de Blast Club , est à la tête d'une fortune estimée à plus de 100 millions d'euros. C'est tout naturellement que la chaîne M6 lui propose de rejoindre l'émission "Qui veut être mon associé ?".

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(Interview réalisée pour le magazine Be a Boss publié en mars 2023, NDLR)

Qui est Anthony Bourbon ?

Antony Bourbon : Un entrepreneur-investisseur. J'ai réussi, mais aussi échoué. J'investis dans des projets pour renvoyer l'ascenseur et faire profiter les autres de ce j'ai appris grâce à mes erreurs. Je n'étais pas prédestiné à cette vie. Je viens d'une famille très modeste, mes parents m'ont mis à la porte à l'âge de 16 ans. J'ai conscience de trancher avec l'image de l'entrepreneur classique en France, à savoir : plus de 40 ans, ayant fait Polytechnique ou HEC, et/ou issu d'une grande famille, avec le bon réseau, le bon filon, les bons moyens.

Vous avez lancé récemment Blast Club, un club privé d'investissement d'un nouveau genre. Comment se porte le projet ?

Très bien ! Il y a une attraction très forte. Nous avions initialement ouvert le club à 500 personnes et nous en comptabilisons aujourd'hui 20 000 sur liste d'attente. Le 10 février dernier, nous avons décidé de l'étendre à un plus grand nombre et nous avons retenu 4 000 personnes supplémentaires. Il n'y a aucune condition, c'est accessible à tous. Les adhésions vont de 1 000 à 10 000 €. Le secret, c'est de diversifier les investissements afin de diluer le risque au maximum.

L'investissement dans les start-up est à ce jour la meilleure classe d'actifs devant l'immobilier et la bourse, comment l'expliquez-vous ?

C'est une niche bien gardée, en voilà sûrement la raison. Contrairement à l'immobilier et la bourse, très peu de personnes investissent naturellement dans les start-up. D'ici cinq ans, les choses auront probablement changé mais, à ce jour, c'est encore beaucoup d'entre soi". Il est d'ailleurs grand temps que les systèmes évoluent. La société a besoin d'une refonte profonde et de l'intérieur. Il faut sortir d'une France à deux vitesses. Je rêve d'une révolution. C'est un but que je nourris avec ferveur.

Le niveau de valorisation s'est dégonflé, avec un écosystème qui a beaucoup changé. Sur quels critères choisissez-vous les entreprises dans lesquelles vous investissez ?

Beaucoup d'entreprises ont été survalorisées. Le marché a suivi et la bulle a éclaté. Conséquence : dans le secteur aujourd'hui, les investisseurs ont levé le stylo et plus personne n'ose réinvestir. C'est là que j'ai choisi de me positionner. Face à cette difficulté pour les start-up de lever des fonds, je réussis à négocier des valorisations beaucoup plus intéressantes. C'est une vague creuse où il est à mon sens très intéressant de se positionner aujourd'hui.


Quel est l'intérêt de votre rapprochement avec Wiseed ?

Wiseed est prestataire de services d'investissement, agréé entreprise d'investissement par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Ils sont adhérents de l'AMAFI et nous permettent d'être aux normes en attendant notre agrément par l'AMF (Autorité des marché financiers).

Le fonds Utopia a été un des premiers à vous suivre dans Feed, alors même que vous étiez encore au stade embryonnaire. Qu'est ce qui a motivé leur choix ?

Au départ, j'ai levé 500 000 euros auprès de business angels. Ensuite j'ai obtenu 3 millions d'euros du fonds Utopia, suivis de 15 millions d'euros auprès d'un autre fonds d'investissement. Le dernier tour de table a été de 15 millions d'euros auprès de la marque Pepsi. Ce qui a permis ces différents succès, ce sont les histoires que l'on raconte autour de notre produit. Je ne vends pas des barres et de la poudre protéinée : je vends la perspective d'un monde où les personnes peuvent mieux s'entretenir, faire plus de sport, etc. L'énergie et l'émotion que vous allez mettre dans votre pitch, c'est ce qui fait toute la différence. En quelques années, nous avons réussi à inspirer des jeunes et créer de l'énergie autour de nous.

Qu'est-ce que vous retenez de votre expérience de déploiement à l'international ?

Nous n'avons pas été très bons. Les États-Unis, notamment, ont été un mauvais pari doublé d'un mauvais timing puisqu'en pleine crise Covid. Avec notre principal actionnaire, Pepsi, nous sommes tombés d'accord sur le fait qu'il valait finalement mieux être numéro 1 en France que quatrième ailleurs. Nous avons donc fait le choix de nous concentrer sur la France, un pays dans lequel nous sommes leaders sur ce secteur de niche.

Après ce premier succès avec Feed, vous auriez pu vous lancer dans n'importe quel autre business que Blast Club, pourquoi celui-ci ?

Je pense que beaucoup d'entrepreneurs qui réussissent sont des entrepreneurs qui partent d'un problème qu'ils rencontrent et qu'ils souhaitent avant tout résoudre. Au départ il s'agissait donc de mon propre besoin. Pour Blast Club, la logique a été la même. J'ai commencé par aider des amis dans différents investissements. Petit à petit, le noyau d'amis intéressés par ce type de placements est devenu de plus en plus grand, j'ai donc décidé un jour de digitaliser le process.

Qu'est-ce qui vous a inspiré à créer ce fonds et sous cette forme ?

Avec le profil d'entrepreneur que j'ai décrit plus tôt, il est plus aisé de lever plusieurs millions d'euros en love money dès le premier projet grâce à son entourage. Ce n'est pas que je sois contre l'idée que ces mêmes personnes continuent de réussir, je souhaite simplement que la réussite s'ouvre à d'autres milieux socio-culturels. Blast Club est venu de cette envie de rendre accessible l'investissement au plus grand nombre puisque le ticket d'entrée est de 1 000 €.

On a le sentiment que votre vie est une succession de réussites, avez-vous déjà échoué ?

La majorité des entrepreneurs ont essuyé des échecs. Personnellement, entre 16 et 26 ans, j'ai fait de nombreux mauvais choix dans les voitures, les montres, le trading... Pour moi, un winner est un looser qui a essayé une fois de plus. Ma force, c'est de ne jamais abandonner. Je crois davantage à la discipline et à la résilience qu'au talent !


Pour moi, un winner est un looser qui a essayé une fois de plus" Anthony Bourdon

Quel avis porte votre entourage sur votre carrière ?

Les personnes qui vous aiment sont parfois de mauvais conseil. Elles ont souvent peur de vous perdre. Il faut donc être capable de garder une certaine distance et rester concentré sur ses objectifs. Avec le temps, vous finissez par attirer des personnes qui vous complètent. Personnellement, je côtoie très peu de monde. Je préfère me consacrer sur mes objectifs. On ne peut pas réussir sans discipline, sans sacrifices.

 
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