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Mutuelle d'entreprise : comment faire le bon choix?

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Mutuelle d'entreprise : comment faire le bon choix?

Vous avez déjà choisi votre mutuelle obligatoire. Et alors ? Avant échéance de votre contrat, pensez à jeter un oeil aux concurrents, qui vous offriront peut-être, à cotisations égales, de meilleures garanties.

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Ce n'est pas un scoop : depuis le 1er janvier ­dernier, toutes les entreprises françaises, quelle que soit leur taille, ont l'obligation de garantir une complémentaire santé à ­l'ensemble de leurs salariés, en la finançant au minimum à 50%. En toute logique, vous avez donc déjà choisi votre assureur. Mais vous n'êtes pas marié avec... et rien ne vous empêche, avant l'échéance de ce contrat ­collectif, de vous pencher à nouveau sur la question, pour vous assurer que vous payez le juste prix. En ­suivant ces quelques conseils.

Étudiez la structure de vos effectifs

© Michel Szlazak

© Michel Szlazak

Avant toute chose, vous devez prendre en considération le profil type de vos salariés, en engageant un dialogue avec eux. Les besoins seront très différents selon que votre effectif est majoritairement composé de jeunes célibataires ou de quadragénaires ayant charge de famille. "Dans le premier cas, un régime isolé fera parfaitement l'affaire, avance Jérôme Remy, senior manager au cabinet de conseil en stratégie Kurt Salmon. En revanche, si une grande partie des salariés a des enfants, un régime de type "famille" couvrant également les ayants droit sera plus adapté. Mais, évidemment, il sera plus cher. Le tout est de trouver un bon équilibre entre les ­cotisations, qui représentent un coût pour ­l'employeur, et les garanties."

L'idéal est donc de choisir un assureur qui permettra à vos ­collaborateurs d'ajouter des options, à leur charge. Lesquelles doivent, là encore, être impérativement adaptées à leurs besoins réels. Ils seront de toute manière gagnant puisque vous financez 50% du contrat de base. Faute de pouvoir ajouter des options, vos salariés considéreront que cette complémentaire santé obligatoire n'est finalement pas une si bonne affaire pour eux: non seulement ils paieront les 50% restants mais devront en sus financer un contrat individuel pour être couverts correctement. Ce qui peut créer des tensions au sein de votre entreprise.

Ni trop de garanties ni pas assez

De nombreux assureurs proposent un contrat collectif a minima, respectant le seul panier de soins prévu par le législateur. Soit, à votre charge, entre 12 et 15€ par mois et par salarié. C'est bien sûr tentant. Mais sachez qu'à ce prix-là, vous n'offrez à vos ­salariés qu'une couverture bas de gamme. Selon Jérôme Remy, il est plus pertinent d'opter pour une couverture de qualité et d'en faire un élément positif de sa politique salariale.

Mais attention à ne pas trop en faire ! Certains employeurs choisissent de financer cette complémentaire au-delà des 50% ­imposés par la loi, voire intégralement. Quel que soit leur niveau, ces cotisations sont ­exonérées de charges sociales. À une ­condition : l'assureur ne doit pas prendre en charge certains dépassements d'honoraires ou trop rembourser les frais d'optique et les soins dentaires. Dans ce cas, le contrat collectif ne sera pas considéré comme "responsable" au regard des critères de la Sécurité sociale et vous payerez plein pot taxes et charges sociales.

Quel assureur choisir ?

Il s'agit maintenant de mettre en adéquation vos moyens, les besoins de vos salariés et les garanties proposées sur le marché des complémentaires santé. En faisant preuve de bon sens. Si, dans votre entreprise, le travail se fait principalement sur écran, vous aurez par exemple tout intérêt à choisir une mutuelle qui rembourse particulièrement bien les frais d'optique. Si vos salariés interviennent sur des chantiers à risques ou assument des charges très ­physiques, il sera en revanche important de privilégier le remboursement des soins hospitaliers.

La première mouture de ­l'Accord national interprofessionnel (ANI), qui impose l'obligation de garantir une complémentaire, prévoyait que les accords de branche soient assortis d'une clause de désignation de l'organisme assureur, qui se serait donc imposée aux entreprises. Depuis, le Conseil constitutionnel a retoqué cette disposition et on ne parle plus aujourd'hui que de simples recommandations. Mais il serait dommage de les négliger. "Ces recommandations peuvent se révéler parfaitement pertinentes pour une entreprise, prévient Jérôme Remy, du cabinet Kurt Salmon. Le fait qu'un assureur ait été retenu signifie qu'il a su développer une offre particulièrement adaptée à tel ou tel secteur ­d'activité. En toute logique, c'est la plupart du temps très avantageux..." En clair, il y a fort à parier que vous ne trouverez pas mieux ailleurs. Et dans ce cas, pourquoi chercher midi à quatorze heures?

Passer par un courtier ou pas ?

En l'absence d'accord de branche, ou bien si vous estimez ne pas avoir les disponibilités et les compétences requises, la solution de facilité peut être de recourir aux services d'un ­courtier en assurance. Il étudiera pour vous les spécificités de votre effectif, déterminera vos besoins et examinera l'ensemble des offres présentes sur le marché pour vous conseiller l'organisme offrant le meilleur ­rapport qualité/prix. Mais, car il y a toujours un mais, certains courtiers se gardent bien de vous signaler qu'ils sont liés à des assureurs. Et qu'ils ne sont pas tout à fait objectifs. Sauf à être particulièrement vigilant sur ce point, faire appel à un courtier peut donc être une fausse bonne idée. Car au fond, quitte à y passer un peu de temps, personne ne connaît vos salariés et leurs besoins mieux que vous.

 
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