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[Tribune] Apprendre à désacraliser l'échec pour avancer

Publié par le | Mis à jour le
[Tribune] Apprendre à désacraliser l'échec pour avancer

Entre mécanismes inconscients et défauts de perceptions, entre autres, l'échec n'est pas toujours bien vécu. Pourtant, savoir l'appréhender, c'est l'assurance de progresser.

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Réussite professionnelle, succès amoureux, prospérité financière... Notre société s'est souvent questionnée sur la recette de ceux auxquels rien ne résiste. Est-ce qu'il y aurait une combinaison spécifique permettant de rencontrer à coup sûr de grandes réussites en contournant les situations difficiles ? Est-ce qu'au contraire, les vainqueurs seraient tout simplement des vaincus ayant capitalisé sur leurs échecs ?

L'échec, ce n'est pas seulement le passage obligé vers la réussite. C'est aussi, souvent, l'étape incontournable qu'on traverse pour se trouver et construire son histoire.

La peur de l'échec peut créer l'échec

La peur de l'échec, c'est un peu comme un cercle vicieux : elle crée et induit des émotions négatives qui pousse, paradoxalement, à rencontrer l'échec. Souvent, ce sont de subtils mécanismes inconscients qui, accumulés, alimentent cette peur : augmentation du stress, de l'anxiété, suivis d'une baisse de l'estime de soi et de la confiance en soi.

Le premier pas vers la rupture de ces schémas est tout simplement d'en prendre conscience. Cette fameuse peur de l'échec se manifestera souvent par des stratégies d'auto handicap (appelées aussi auto-sabotage) qu'on appliquera sans s'en rendre compte. Par exemple, un sportif peut, pour protéger son égo et anticiper l'échec, ne pas aller s'entraîner de la semaine ou faire la fête la veille d'un match.

Pour canaliser ses petits stratagèmes inconscients, une recommandation souvent efficace : s'obliger à donner le maximum de soi pour atteindre ses objectifs. Il reste cependant indispensable de rester réaliste et d'avoir des objectifs précis et pertinents.

Travailler sur les perceptions pour mieux vivre l'échec

Les perceptions, ce sont toutes les représentations qu'on a du monde et de son quotidien. En somme, tout dépend de ses perceptions. Celle de l'échec, à défaut d'être une vulnérabilité dont on souffre, peut être une force indéniable si on s'emploie à le percevoir comme un apprentissage qui va permettre d'en sortir plus avisé.

De plus, les perceptions sont basées sur la manière dont on se perçoit soi-même dans une situation, d'où l'importance d'avoir une certaine confiance en soi. On parle évidemment ici de perceptions personnelles, dites humaines, et donc subjectives. C'est pour cela que chacun a des perceptions différentes : les chemins vers une relation apaisée à l'échec sont donc tous uniques. Dès lors qu'on a pris conscience de ses perceptions par rapport à l'échec, on tente de rationaliser ses pensées pour apprendre à relativiser.

Au-delà de la subjectivité de ses ressentis, une autre posture permet de surmonter l'échec plus facilement : celle de l'auto-compassion.

Pratiquer l'auto-compassion et l'acceptation

Faire preuve d'auto-compassion, c'est se parler à soi-même de manière attentionnée et bienveillante, sans jugement. Pensez, par exemple, aux mots qui vous viendront à l'esprit pour consoler un ami en situation d'échec.

Si l'auto-compassion aide à surmonter les échecs, c'est parce qu'on est souvent bien plus dur envers soi-même qu'envers les autres. On a d'ailleurs remarqué en psychologie que la persuasion verbale (le fait de se répéter de nombreuses fois les choses) fonctionne. Positivement, mais aussi dans le sens inverse : si on se répète qu'on n'est pas doué, on va finir par y croire. Au contraire, plus on se valorise et plus on développe la confiance en soi.

La suite logique de l'auto-compassion est l'acceptation, une autre notion essentielle pour pouvoir aller de l'avant et ne pas ruminer une situation négative.

Il est important d'accepter ses émotions, d'en prendre conscience, et de les nommer. Une fois qu'on a verbalisé ses ressentis, il est plus facile de les accepter. Cette acceptation permet ensuite de prendre de la hauteur.

Étonnamment, l'échec est très fréquent chez les personnes qui sont socialement valorisées : celles qui ont socialement réussi sont souvent celles qui ont le plus connu l'échec.

Accepter d'être humain pour apprendre à lâcher prise

Reconnaître son échec est une forme d'humilité : cela prouve qu'on n'est pas centré sur l'ego et donc capable de reconnaître ses torts. Là se situe le premier pas vers son développement. Refuser l'échec, c'est un peu refuser de grandir puisque lorsqu'on nie ses torts, on bloque la possibilité d'apprendre et donc de s'améliorer.

Reconnaître ses échecs permet d'affirmer qu'on a le courage d'apprendre de ses erreurs pour aller de l'avant.

Julia Néel Biz est cofondatrice et CEO de teale. Après des études à l'Essec, elle rejoint un cabinet de conseil en stratégie durant 3 ans. Passionnée par la tech, elle devient en 2015 product manager pour un acteur du e-commerce. En 2016, elle rejoint Chauffeur Privé (devenu Kapten puis Free Now) pour définir et mettre en place la stratégie d'internationalisation, avant de prendre la Direction de la stratégie. Suite à un évènement personnel, elle prend conscience du fait que la santé mentale est un sujet tabou, mal compris. Aussi, début 2021, après une année de recherche, Julia Néel Biz, Geoffroy Verzat, Gilles Rasigade et Nicolas Merlaud lancent Teale, l'application qui aide les entreprises à prendre soin de la santé mentale de leurs collaborateurs.
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