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Blablacar, la licorne qui a réinventé le covoiturage

Publié par Sandrina Gomes Teixeira le | Mis à jour le
Blablacar, la licorne qui a réinventé le covoiturage

La start-up Blablacar, ne se présente plus. Véritable référence du covoiturage en France, la start-up désormais licorne propose une plateforme utilisée par des millions de français afin de se déplacer au quotidien, que ce soit pour aller au travail ou en vacances.

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Les transports en commun peuvent être une étape difficile à la mobilité, surtout lorsque toutes les places sont prises au bord des trains et des autobus. Les fondateurs de Blablacar se sont rendus compte qu'il y avait trop de sièges vides dans les voitures sur la route. Ils ont décidé de fonder cette entreprise de covoiturage, afin d'aider tout le monde à pouvoir non seulement surveiller leur impact carbone mais aussi à se déplacer de manière conviviale et économique. Découvrez l'histoire de la 10ème licorne française, désormais géante de l'industrie du covoiturage et de la mobilité.

Le covoiturage, pas assez démocratisé en France

Tout commence un soir de Noël, Fréderic Mazella cherche un train pour aller en Vendée depuis Paris pour festoyer avec sa famille. Malheureusement, il ne trouvera aucun train disponible pour faire ce trajet. Il demandera donc à sa soeur de venir le chercher en voiture à Paris. Pendant ce trajet, il remarquera que les places passagères ou arrière des véhicules sont vides, malgré le nombre de voitures sur l'autoroute. C'est alors qu'il entame 72 heures de réflexion pour penser un service de covoiturage synchronisé via internet et téléphone en ligne.

L'entrepreneur avait déjà eu cette expérience : en étudiant à Stanford, il utilisait les voies « carpool » en pratiquant le covoiturage, déjà démocratisé aux États-Unis. L'objectif de Fréderic Mazella est de remplir les places vides dans les voitures en proposant aux conducteurs et aux passagers de payer ensemble le prix de l'essence et des péages. C'est non seulement une occasion d'aider à la mobilité, mais aussi de faire des rencontres avec de nouvelles personnes.

Avec ses deux associés business, Francis Nappez et Nicolas Brusson, l'entrepreneur lance en 2006 l'offre Covoiturage.fr et les premiers développements des services avec une cartographie Google Maps, une gestion des coordonnées GPS ainsi que les préférences de covoiturage (animaux, fumeurs, musique, bla-bla...). La même année en septembre, l'équipe de trois collaborateurs créée l'entreprise associée à la plateforme : Comuto. Le souhait de Fréderic Mazella est d'avoir un service de mise en relation gratuit pour les particuliers et pour ce faire, il vend des solutions de covoiturage pour les entreprises.

Une digitalisation rapide

Les trois entrepreneurs lanceront leur premier service de covoiturage optimisé pour l'internet mobile en octobre 2007. L'année suivante, ils sortiront la deuxième version du site web de l'entreprise, bien plus communautaire. Ils élargissent leur offre digitale. C'est à ce moment-là, un mélange entre site de réservation et réseau social. Certaines fonctionnalités ont été implantées comme un système d'avis, un portrait des covoitureurs non-obligatoire, une messagerie sécurisée ainsi qu'une calculatrice de prix des trajets et des kilogrammes de CO² consommés. En septembre 2008, Covoiturage.fr est la plateforme de covoiturage la plus utilisée en France.

En juin 2009, l'équipe de trois associés créée un widget de covoiturage gratuit à télécharger. La start-up continue son ascension digitale en proposant la même année l'application iPhone Comuto, reliée à Covoiturage.fr. La plateforme est labellisée sur le portail « Proxima Mobile » et ouvre son premier site international, pour la société en Espagne, Comuto.es.

500 000 membres sont déjà inscrits en janvier 2010 lorsqu'ils sortent l'application sur les mobiles Android et gagnent deux prix aux App Awards. La start-up passera le cap des 1 million de membres actifs sur leur plateforme en avril 2011, ce qui représente une nette évolution.

Blablacar, une notoriété qui grimpe en flèche

En avril 2013, Covoiturage.fr devient Blablacar et décide de s'implanter dans d'autres pays que la France. En 2012, la société était déjà présente en Espagne, en Angleterre, en Italie et en Pologne. L'année suivante, c'est à l'Allemagne que la start-up s'attaque. Suite à de nombreuses levées de fonds, la licorne française réussit à s'implanter sur le territoire européen. 10 millions de dollars en 2012, 100 millions en 2014 puis 200 millions en 2015, les investisseurs se ruent sur l'idée des trois associés et investissent de plus en plus.

Grâce à ces levées de fonds, Blablacar réussit à conquérir en tout 22 pays. La start-up créée des emplois dans 7 pays différents. Ce n'est pas tout : la société rachète plusieurs autres entreprises de transports telles que Ouibus à la SNCF ou encore Urbain Less. Elle créé l'expérience Blablabus, sa propre entreprise de transport en autobus qui permet aux européens de voyager pour peu cher.

La crise sanitaire n'a pas été un énorme problème pour la licorne française : les transports en commun étaient plus inquiétants aux yeux des Français et les covoiturages respectaient les règles de distanciation sociale, ce qui a rassuré les passagers. L'industrie du covoiturage n'a donc pas tant souffert que cela pendant le confinement.

Aujourd'hui, Blablacar, 10ème licorne française, c'est 100 millions de membres, plus de 250 000 points de rencontre desservis mensuellement et 700 employés. Plus de 1,4 milliard d'euros ont été économisés par les membres depuis la création de la plateforme.

 
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