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Ces PME françaises aux avant-postes de l'Euro 2016

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Ces PME françaises aux avant-postes de l'Euro 2016

Au-delà de l'enjeu sportif, l'Euro de football représente une manne considérable pour l'économie française, évaluée à 1,3 milliard d'euros. Et si les multinationales trustent les premiers rangs des partenaires de l'événement, l'UEFA s'est aussi attachée à travailler avec des PME nationales.

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Approchée dès 2014 par IMG, chargé du licensing de l'Euro, l'agence lyonnaise de design graphique Zebrand a donné vie à Super Victor, ce garçon aux super-pouvoirs qui incarne les valeurs de la compétition auprès du grand public. Zebrand, département du groupe de design, innovation et communication Zebra (5,2 millions d'euros de CA en 2015), est une habituée du monde sportif qui représente 67 % de ses revenus. C'est cette expertise qui a retenu l'attention de l'UEFA. "L'appel d'offres était international mais nous ne savions pas combien nous avions de concurrents ni qui ils étaient", se souvient Erik Berchet, fondateur de Zebrand. Loin de se laisser impressionner, l'agence profite d'un cahier des charges allégé laissant toute liberté à l'innovation: "Nous avons proposé une modélisation 3D - réalisée par notre partenaire Big Company - pour que le personnage puisse évoluer dans les applicatifs liés à la numérisation et aux nouveaux médias", explique le dirigeant. Bonne pioche. Ce contrat prestigieux, dont le montant est tenu secret, a permis à l'agence d'asseoir son statut auprès de ses clients et d'accroître sa notoriété. Dans la foulée, elle a réalisé le duo de mascottes Rok et Koolette pour les Championnats du monde de handball 2017 et relooké celle de l'Olympique Lyonnais. Et les magasins Fly viennent de lui confier la refonte totale de leur identité.


Qui dit football dit bière, du moins pour certains supporters. Cette année, l'UEFA a adopté une approche écolo en misant sur Greencup, PME stéphanoise qui produit en France des gobelets réutilisables et personnalisables. Habituée des festivals, des manifestations sportives et culturelles, c'est la première fois qu'elle participe à un événement sur 30 jours et en multisites. Elle fournit les débits de boissons des fanzones de Saint-Étienne, Lyon, Nice et Lille ainsi que les stades de Lille, Lens, Saint-Étienne et Lyon. Un vrai challenge puisqu'il a fallu produire 1,5 million de gobelets pour l'Euro, quand Greencup en fabrique d'ordinaire 5 millions par an pour tous ses clients. Elle doit également faire face à une logistique contrainte par des mesures de sécurité renforcées, gérer la distribution et le réassort ainsi que le lavage dans chaque ville. La société, pour qui l'Euro représentera 20 % de chiffre d'affaires (1,7 million d'euros en 2015), a pu pérenniser 3 postes en CDI. "C'est un marché considérable pour nous et un formidable accélérateur pour la suite", confie son codirigeant, Denis Ligonnet. Il souhaite désormais gagner des marchés à l'étranger et garder un pied dans le milieu sportif: "Nous espérons que Paris sera retenue par le CIO pour les JO 2024... et faire partie de l'aventure!"

L'Euro 2016 doit beaucoup aux frères Martinez, Stéphane et Laurent, qui dirigent Marty Sports, une entreprise de la région angevine. Leur coeur de métier? La conception et la fabrication made in France d'équipements sportifs, du panier de basket au starting-block d'athlétisme. Dans les petits papiers de l'UEFA depuis leur participation au Mondial 2010 en Afrique du Sud, les 45 salariés ont été priés de reprendre du service après avoir remporté ce nouvel appel d'offres. "Marty s'est chargée de l'uniformisation des 45 stades (de compétition, de repli et d'entraînement) grâce à une innovation brevetée pour l'occasion, qui permet d'adapter les cages de but aux ancrages existants, tous différents", explique Laurent Martinez. La société a aussi fourni tout le matériel et le mobilier (haies d'entraînement, cartons rouges et jaunes, tables de massage, bains froids, filets, piquets de corner...).


Et en a profité pour lancer une nouvelle gamme, proposée au public dès septembre. "Nous espérons bénéficier d'un effet euro", admet Laurent Martinez, qui préfère rester prudent. "C'est à nous d'agir pour que des portes s'ouvrent, par un travail de fond auprès des pays présents dont les délégations semblent apprécier notre matériel". Pour l'heure, grâce à ce contrat de près de 500k€, la société vise au moins la stabilisation de son dernier CA (6 millions) pour 2016, une année difficile au vu de la baisse des budgets des collectivités, ses principales clientes.

 
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