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Les 5 conseils du patron de Criteo pour être n°1 Mondial

Publié par Joël Rumello le | Mis à jour le

Jean-Baptiste Rudelle publie chez Stock un ouvrage qui livre les clés du succès de cette start-up française devenue leader mondial du reciblage publicitaire sur internet. Depuis les États-Unis, où Criteo est coté en Bourse, il offre cinq conseils à ceux qui veulent suivre le même chemin.

On m'avait dit que c'était impossible, c'est le titre-choc de l'ouvrage que vient de publier aux éditions Stock Jean-Baptiste Rudelle, le frenchie qui a hissé Criteo au rang de leader mondial du reciblage publicitaire. Une autobiographie autant qu'un manifeste, dans lequel il explique comment sa start-up est passée de l'arrière-boutique d'une saladerie parisienne à son introduction au Nasdaq, à Wall street. Découvrez en cinq points comment prouver qu'au final, "impossible n'est pas français".

1. "Visez le sommet"

La première erreur qu'on puisse commettre est de ne pas essayer. Et la seconde de viser trop bas. Pour Jean-Baptiste Rudelle, "quand on pense avoir un produit innovant, vraiment innovant, il faut avoir d'emblée l'ambition de devenir leader sur le marché. Trop d'entrepreneurs jouent la prudence, en se disant que les choses viendront en leur temps. Sauf que nous vivons dans un monde où les choses changent très vite et si vous ne le faites pas, quelqu'un va le faire à votre place. S'auto-limiter, c'est la garantie d'être un acteur de seconde zone dans la compétition mondiale".

2. "Ne vous laissez pas arrêter par un échec"

Jean-Baptiste Rudelle le confesse volontiers : il a connu des échecs. Mais il les considère comme une phase d'apprentissage, l'essentiel étant d'apprendre de ses erreurs pour ne pas les répéter.
"Quand je fais passer des entretiens, je demande aux gens de me parler de leurs échecs, raconte-t-il. En gros, il y a deux sortes de personnes. Celles qui vont vous dire que c'est la faute aux autres, qu'elles n'ont pas eu de chance, qu'on ne les a pas laissé faire... Et puis celles qui sont lucides et ont pris du recul sur elles-mêmes. Vous imaginez bien que préfère les secondes".

3. "Sachez vous entourer"

"A l'école, on nous apprend à travailler sur nos faiblesses mais dans le monde de l'entreprise, il vaut mieux se concentrer sur ses forces et bien sûr recruter des gens très compétents dans leur domaine", estime Jean-Baptiste Rudelle. Lui-même avoue qu'il n'était pas au top question technique et n'aurait pas su gérer en personne l'introduction de Criteo au Nadasq.
"Je me suis donc associé très tôt avec deux cofondateurs extrêmement compétents sur le plan technique et pour l'introduction en bourse, j'ai recruté quelqu'un qui avait un gros bagage. Il ne faut pas devenir son propre goulot d'étranglement".

4. "N'ayez pas peur d'ouvrir le capital"

C'est, à ses yeux, l'un des principaux travers des entrepreneurs français. Par peur de perdre le contrôle, ils rechignent à avoir des associés ou à faire appel à des investisseurs.
"Il est vrai qu'on devient entrepreneur pour gagner son indépendance mais refuser de partager l'aventure avec qui que ce soit, c'est se priver des moyens financiers de se développer au bon moment. Il vaut mieux une plus petite part d'un gros gâteau que tout un cookie..."


5. "Offrez des stock-options au personnel"

C'est l'une des vraies originalités de Criteo : 100% du personnel est intéressé au capital par le biais de stock-options.
"Je sais bien que les entreprises françaises offrent une grande résistance à cette idée mais pour continuer à faire venir des talents, il faut les associer, argumente Jean-Baptiste Rudelle. Cela a un impact très fort sur la qualité des gens que vous recrutez et donc des conséquences directes sur votre croissance".

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