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3 pistes pour entreprendre sereinement

Publié par Pierre Lelièvre le - mis à jour à

L'entrepreneuriat est aujourd'hui plébiscité. Pourtant, si les intentions sont là, il n'est pas toujours facile de se lancer. Édouard Cailleau, dg de Coockpit, et Guillaume Pellegrin, fondateur d'iLOViT Worklabs, distillent trois conseils aux futurs entrepreneurs.

L'entrepreneuriat est devenu tendance. Un chiffre en atteste : 30 % des Français sont dans une dynamique entrepreneuriale, selon le dernier baromètre de l'Agence France Entrepreneur (AFE). Entreprendre répondrait d'abord à une quête de liberté et d'autonomie. En 2017, 591 000 entreprises ont été créées d'après l'Insee, soit une hausse de 7 % sur un an. Preuve que la dynamique est bien là.

Pourtant, seuls 12 % des Français interrogés par l'AFE disent avoir passé le cap de la création d'entreprise. Un écart entre les intentions et la réalité qui s'explique aussi par la crainte de prendre des risques.

1. Franchir le cap

"Le premier moteur d'un entrepreneur, c'est sa passion. À l'époque, j'avais envie de mettre en pratique ma formation en gestion avec mes passions", avance Édouard Cailleau, directeur général de Coockpit et président du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) Marseille, qui a créé sa première entreprise à 19 ans mêlant son intérêt pour la plongée et le digital.

Ce sont les mêmes raisons qui ont animé Guillaume Pellegrin, fondateur de Tivoli Capital et d'iLOV'iT Worklabs, des espaces de coworking. "Lorsqu'on a des idées et un projet, il faut sauter de l'avion. C'est le plus difficile puisqu'on part vers l'inconnu mais les opportunités s'ouvrent par la suite", retient-il.

Pour franchir le cap et mettre toutes les chances de son côté, les deux entrepreneurs conseillent donc de définir une vision à long terme autour de son projet. "La vie d'un entrepreneur est faite de haut et de bas. Avoir un cap permet de toujours tirer dans la bonne direction", précise-t-il. Une direction qui permet de savoir où l'on va mais qui suppose d'être vigilant. "Prendre les bonnes décisions, au bon moment, en ayant un cap est plus facile que d'aller dans tous les sens", abonde Édouard Cailleau, qui préconise aussi d'être souple face aux réalités de son marché et de son projet. Si dessiner son chemin sécurise le projet entrepreneurial, c'est également un moyen de surmonter les éventuels soubresauts.

2. Éviter d'être seul

Les difficultés qui se présentent au quotidien face à l'entrepreneur sont d'autant plus une raison de ne pas rester seul lorsqu'on entreprend. "L'entrepreneuriat est un saut dans l'inconnu, on quitte bien souvent son confort d'avant et son statut social. C'est aussi pour cela qu'il faut s'entourer, échanger avec ses pairs", retient Guillaume Pellegrin.

Sur la question clé du management, Édouard Cailleau souligne par exemple que c'est une compétence qui "s'apprend au quotidien et se formalise grâce aux rencontres avec d'autres dirigeants qui sont aussi passés par là". De même, bien s'entourer dans l'entreprise permet d'aborder les événements plus aisément. "Recruter des talents et des personnalités complémentaires à la vôtre ne peut que faciliter l'appréhension des aléas de la vie d'un entrepreneur", estime pour sa part Guillaume Pellegrin.

3. Se donner les moyens

La problématique du financement apparaît bien souvent lorsqu'il est question d'entrepreneuriat. Pourtant, à en croire les deux dirigeants : " on peut monter son entreprise sans avoir d'argent".

S'il reste un facilitateur dans la démarche de création d'une entreprise, l'argent n'est pas le remède à toutes les difficultés. "Dans les activités de conseils ou de services, il n'y a pas forcément besoin de beaucoup d'argent au départ, note Guillaume Pellegrin. Je pousse les jeunes à se lancer très vite parce que c'est souvent le moment et l'âge le plus simple. Je pense qu'il faut démystifier la question de l'argent lorsqu'on parle d'entrepreneuriat".

Si de nombreuses solutions existent pour trouver de l'argent et faciliter le lancement de son projet, se donner les moyens revient aussi à oser. Rien de mieux alors que de demander, au départ, l'avis de son entourage : "Il ne faut pas hésiter à parler de son projet autour de soi, c'est en quelque sorte une première étude de marché, explique Édouard Cailleau. Sollicitez la bienveillance de proches !".

De même, réussir à entreprendre nécessite de savoir se positionner comme dirigeant. "Il y a besoin d'avoir les idées claires et de savoir dire non. Vouloir faire du chiffre à tout prix n'est par exemple pas toujours utile. L'équipe en sera d'autant plus reconnaissante puisque votre rôle comme chef est de mener à bien le projet", considère-t-il.


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