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[Interview] Taïg Khris : "Créer un réseau social, c'est trouver une formule magique"

Publié par Julien Ruffet le | Mis à jour le

Après le succès d'Onoff dans les télécoms, l'ancien champion du monde de roller Taïg Khris se lance à nouveau dans l'entrepreneuriat avec Albums, un réseau social consacré à la photo. Il nous explique sa stratégie.

Avec Albums, vous lancez un réseau social bleu blanc rouge autour de la photo. En quoi ça consiste ?

Grosso modo, c'est le WhatsApp de l'image, une application pour sécuriser, manager et partager ses images et vidéos avec ses proches. Albums n'a donc rien à voir avec Instagram et Twitter qui incitent une recherche constante de visibilité. Nous sommes axés sur le côté privé, c'est-à-dire faire des albums pour soi-même et les partager à qui on veut et comme on veut. Lors d'un partage, on peut modifier son temps de visibilité, le nombre d'accès, les personnes qui peuvent le visualiser... Bref, l'utilisateur a le contrôle. Aussi, pour optimiser l'expérience, les captures d'écran sont bloquées et l'application ne réduit pas la qualité des contenus.

Comment met-on un pied dans la jungle des réseaux sociaux ?

Il y en a deux types de réseaux sociaux. Déjà, les applications de services qui répondent à un problème (Deliveroo, Uber, Netflix, ...). Ensuite, on trouve celles à objectif social incitant à la communication. Je me suis spécialisé dans cette seconde branche. En analysant les réseaux sociaux à succès, on remarque qu'ils couvrent chacun un mode de communication, aussi précis soit-il. La promesse de TikTok par exemple est de communiquer avec ses amis en musique. Celle de Twitter est de dire quelque chose d'officiel avec un texte court.

En cherchant un mode de parole non utilisé, j'ai pensé à celui des photos non partagées qui dorment dans nos téléphones. On les envoie la plupart du temps dans des conversations WhatsApp ou Messenger, mais ce n'est pas fait pour. Et là, l'idée est née.

Qui sont les investisseurs d'Albums ?

J'ai construit Albums avec l'argent d'Onoff. Tous les investisseurs d'Onoff y ont donc des parts. Par ailleurs, nous réalisons actuellement une levée de fonds de 2,5 millions d'euros. Elle signera l'entrée de nouveaux investisseurs au capital.

Albums dans le futur, ce sera...

Nous aurons bientôt trois sources de revenus, du stockage payant, des albums papier à commander et de la publicité. Mais le reste est incertain, tout dépendra de l'attrait de la plateforme. Créer un réseau social, c'est trouver une formule magique. J'essaye donc de trouver l'effet viral pour que les premières personnes qui téléchargent l'application deviennent des ambassadeurs.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien avec Taïg Khris dans le prochain numéro de Chef d'entreprise, en kiosques le mercredi 12 mai 2021.

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